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Ville en vert

Les micropousses faciles !

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C’est l’hiver, le jardin est sous la neige mais malgré tout, cela ne devrait pas vous empêcher de cultiver de fraîches verdurettes avec les micropousses ! 

Qu’est-ce que les micropousses ? 

De plus en plus populaires et disponible en épicerie ces dernières années, les micropousses sont en fait, des bébés légumes, récoltés en tout début de vie. Elles se rapprochent énormément des germinations mais s’en distingue du fait que nous les mangeons à un stade plus avancé et les techniques de cultures sont différentes.  

Seul petit bémol, selon les recommandations de Santé Canada, les enfants âgés de moins de cinq ans, les aînés, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont particulièrement vulnérables aux bactéries qui peuvent se trouver sur les germinations. Ces personnes devraient également éviter de les consommer à moins que ceux-ci soient entièrement cuits

Nous vous présentons ici une introduction en matière, avec les variétés les plus faciles : les pois, les radis et les choux (rouge, brocoli, kale, roquette, moutarde) 

Les avantages de faire soit même ses micropousses : 

  • Frais et nutritif 
  • Demande peu d’espace 
  • Demande peu d’équipement 
  • Économie d’argent 
  • Rapide (10 à 21 jours) 
  • Grande diversité de variétés, de goût et d’utilisation 
  • Plusieurs variétés très faciles ! 

MATÉRIEL À PRÉVOIR

Des contenants  

Si c’est votre première expérience, commencez avec peu d’investissement. Des contenants de plastique, peu profond, récupérés feront très bien l’affaire !


Par exemple : des contenants de pâtisseries (croissants, biscuits), de fruits et légumes (framboises, mûres) ou de plats pour emporter (sushi, sandwichs).

Vous devrez séparer les deux parties pour les emboiter ensemble. Un sera perforé d’une multitude de petits trous, ce qui permet à l’eau de s’égoutter et les racines pourront s’y ancrer, dans le cas des pois sans terreau. L’autre permettra de conserver l’eau et empêchera les dégâts.  

Il est aussi possible de trouver des germoirs spécifiquement conçus pour les micropousses, l’Escale Verte vous en propose.

Des semences  

L’idéal est de se procurer des semences adaptées pour les micropousses ou les germinations. Elles ne sont pas traitées, la plupart du temps biologiques, et ont un taux de germination contrôlé. 
Vous les trouverez facilement dans les épiceries biologiques ou les boutiques d’aliments naturels (l’Escale verte propose des semences à germer en Vrac). Des pois secs ou des graines de moutarde de l’épicerie pourraient être utilisées mais les résultats pourraient ne pas être aussi concluant qu’avec des semences conçues à cette utilisation.  

Pour la quantité de semence à utiliser, tout dépend de votre contenant. La densité est beaucoup plus grande dans le cas des pousses que pour des semis fait pour avoir des plants matures. 

Voici les quantités recommandées pour un plateau de culture de 25 cm par 50 cm (1 250 cm2), vous pouvez faire le calcul selon la dimension de votre contenant. 

  • Les pois – 200 grammes (250 ml) 
  • Les radis – 30 grammes (45 ml) 
  • Les choux – 40 grammes (60 ml) 

Du substrat  

Dans le cas des pois ce n’est pas nécessaire mais pour les autres vous aurez besoin d’un substrat. Ils sont à usage unique et pourront ensuite être mis dans votre bac de compost. 

Vous pouvez utiliser : 

  • Du terreau à semis  
  • Un tapis conçu spécialement pour les micropousses (chanvre, fibre de bois, etc.).
    Certaines sources citent les papiers-essuies tout mais il semble que les racines aient de la difficulté à y pénétrer. 

L’Escale verte propose du terreau à semis en vrac, des tapis de germination et des germoirs à micro-pousses 

Un vaporisateur 

La classique bouteille poush-poush, neuve ou qui n’a contenu que de l’eau. 

Une source lumineuse  


Un rebord de fenêtre ou un éclairage fluorescent ou LED (si vous faites déjà vos semis intérieurs de printemps) 


HYGIÈNE 

Évidemment, pour être bien réussies, les pousses doivent être cultivées dans du matériel propre, et être placées dans un environnement bien aéré. Vous devez bien les observer, et si vous remarquez des odeurs, des signes de maladies fongiques ou de moisissures, dans ce cas mieux vaut ne pas prendre de chances et de les jeter.  


LA BASE ÉTAPE PAR ÉTAPE 

Les pois : 

  • Trempez vos semences dans de l’eau, à température pièce, pendant 6 à 8 heures. 
  • Videz l’eau, rincez et égouttez-les 
  • Déposez uniformément les semences dans le contenant troué, sur un seul niveau (pas une par-dessus l’autre).  
  • Durant les 3-4 premiers jours, les semences n’ayant pas besoin de lumière, elles peuvent être placées à l’obscurité, mais elles devront avoir une source lumineuse après ce stade.  
  • Vaporisez les semences légèrement deux fois par jour, pendant les 3-4 premiers jours. 
  • Lorsque qu’elles ont bien démarré, mettez de l’eau dans le contenant non-troué du dessous une à deux fois par jour, ce qui empêche la formation de maladies fongiques du feuillage. Elles ne doivent pas sécher. 
  • Récoltez les pousses lorsqu’elles feront 10 à 15 cm environ. Plus grandes elles risquent d’être coriaces. 
  • Elles peuvent se conserver dans un contenant hermétique durant quelques jours, ou vous pouvez les récolter peu à peu, alors qu’elles continuent de grandir. 

Les radis et les choux : 

  • Déposez 1 à 2 cm de terreau ou le tapis dans le fond du contenant troué et humidifiez. 
  • Déposez uniformément les semences sur le terreau, sur un seul niveau (pas une par-dessus l’autre). 
  • Saupoudrez légèrement les semences de terreau et humidifier bien. 
  • Durant les 3-4 premiers jours, les semences n’ayant pas besoin de lumière, elles peuvent être placées à l’obscurité, mais elles devront avoir une source lumineuse après ce stade.  
  • Vaporiser bien les semences deux fois par jour, pour les 3-4 premiers jours : elles ne doivent pas sécher. 
  • Lorsque qu’elles ont bien démarrées, mettre de l’eau dans le contenant non-troué du dessous une à deux fois par jour, ce qui empêche la formation de maladies fongiques du feuillage comparativement à la vaporisation. Elles ne doivent pas sécher. 
  • Récoltez les pousses lorsqu’elles auront 10 cm environ. 
  • Faites attention pour qu’il n’y ait pas de terreau dans votre récolte. 
  • Elles peuvent se conserver dans un contenant hermétique durant quelques jours ou vous pouvez les récoltez peu à peu, alors qu’elles continuent de grandir. 

UN PEU PLUS DE DÉTAILS 

Un article sur des techniques et des variétés spécifiques : https://villeenvert.ca/micropousses-encore/


Venez faire un tour à notre boutique l’Escale Verte où vous pourrez vous procurer: 

Le goût, ce sens si fascinant !

La langue est le principal organe qui perçoit les saveurs.
Sur la langue se trouvent des milliers de bourgeons gustatifs qui sont les sites de perception des saveurs. Les bourgeons gustatifs se situent à l’intérieur des papilles gustatives, tous ces petits points visibles à la surface de la langue. Les bourgeons gustatifs ne sont pas seulement présents sur la langue, mais aussi sur le palais mou, le pharynx et l’œsophage
.

La perception des saveurs 

Les saveurs sont les sensations perçues par les bourgeons gustatifs lorsque la nourriture se dissout dans la salive. Ce qu’on appelle communément le goût, ce sont les flaveurs : l’ensemble des sensations provenant du goût et de l’odorat et qui permettent d’identifier un aliment, par exemple, le “goût” de chocolat, le “goût” de fraise, etc.

Il existe cinq saveurs de base, le sucré, le salé, l’acide, l’amer et l’umami. Ces cinq saveurs sont détectées par le corps pour des raisons bien spécifiques qui nous ramènent au temps où l’on vivait dans la nature. Le sucré est une saveur innée qui est appréciée dès la naissance puisqu’elle est synonyme d’énergie. À l’inverse, les aliments amers, comme les endives crues ou la peau blanche des pamplemousses, sont souvent recrachés par les nourrissons puisqu’ils sont instinctivement associés à un poison. Le salé est synonyme de sels minéraux, lesquels sont essentiels à la survie. L’acide est un signal d’aliment périmé ou non comestible. L’umami, qui signifie « savoureux » en japonais, est une saveur présente dans les champignons, la viande, les aliments fermentés (par exemple la sauce soya) et le fromage. C’est une saveur de plénitude en bouche que le corps détecte comme délicieux ou délectable (1). 


Tous les bourgeons gustatifs peuvent répondre aux cinq saveurs sur toute la surface de la langue. Contrairement à la croyance populaire, il n’y a pas de spécificité de détection des saveurs à des endroits précis sur la langue. 

 

Les facteurs qui affectent la perception gustative 

Certains facteurs peuvent affecter notre perception des saveurs : 

  1. Le nombre de papilles gustatives stimulées : Pour percevoir davantage les saveurs, il est important de bien imprégner toute la bouche et toute la surface de la langue. 
  1. Le phénomène de l’adaptation : Le fait de garder un aliment longtemps dans la bouche ou de le déguster à répétition diminue notre sensibilité aux saveurs présentes. La première gorgée ou bouchée a une saveur plus prononcée que la dernière, c’est ce qu’on appelle le phénomène de l’adaptation ! 
  1. La température de l’aliment : Le froid et la chaleur peuvent modifier la perception des saveurs. Par exemple, la chaleur intensifie la perception de la saveur sucrée (2). 
  1. La texture de l’aliment : Les saveurs sont plus difficiles à détecter dans les gels, les mousses et les solides que dans les liquides.  
  1. Le tabagisme : Le tabac peut élever le seuil de détection des saveurs. En effet, plus la dépendance à la nicotine est élevée, plus la sensibilité aux saveurs est faible (3). Bonne nouvelle, les cellules gustatives se renouvelant très vite, la récupération du goût est possible lorsqu’on cesse de fumer ! 
  1. L’âge : Notre capacité à percevoir les concentrations faibles de saveurs diminue légèrement à partir de 50 ans. 
  1. Certains médicaments et maladies : La chimiothérapie provoque un arrêt temporaire du renouvèlement des cellules gustatives, ce qui peut modifier la perception des saveurs. Certains médicaments ou conditions de santé qui altèrent la sécrétion de salive peuvent aussi modifier la perception des saveurs, puisque celles-ci doivent être dissoutes dans la salive pour être détectées par les bourgeons gustatifs. 
  1. La génétique : La sensibilité gustative est probablement aussi le résultat de notre code génétique ! C’est ce qui peut, en partie, expliquer nos préférences alimentaires (1). 

Les interactions parmi les saveurs 

Saviez-vous que l’on peut modifier la perception d’une saveur dans un aliment par l’ajout de petites quantités d’une autre saveur ? C’est ce que l’on fait lorsqu’on ajoute une pincée de sel dans les préparations sucrées, par exemple un gâteau.

  • Le sel rehausse la perception de la saveur sucrée.
  • À l’inverse, une petite quantité de sel ajoutée à des préparations acides diminue la perception de la saveur acide.
  • Une petite quantité de sucre ajoutée à des préparations acides, salées ou amères diminue la perception de ces saveurs.
  • L’addition d’une petite quantité d’un ingrédient acide (par exemple le vinaigre ou le jus de citron) rehausse la saveur salée ou naturelle de l’aliment et diminue l’amertume.
  • Finalement, l’addition de sel à des produits amers diminue l’intensité de l’amertume et rehausse la perception des autres saveurs présentes, comme le sucré. 

Le mot de la fin 

Le goût, un sens des plus fascinants, non ? Prenez plaisir à en découvrir toutes les possibilités, à honorer votre faim et vos préférences alimentaires, à découvrir de nouveaux aliments et de nouvelles recettes. Prenez le temps de manger et de savourer les aliments, vous verrez qu’ils vous apporteront une multitude de plaisirs ! 

Crystèle Hogue, Stagiaire en nutrition 


Références : 

  1. Blais, Christina (2011), Tout sur le goûthttps://www.ricardocuisine.com/chroniques/chimie-alimentaire/166-tout-sur-le-gout Consulté le 21 septembre 2020. 
  1. Green BG, Nachtigal D. (2015), Temperature Affects Human Sweet Taste via At Least Two Mechanisms. Chem Senses, 40:6. 
  1. Chéruel F, Jarlier M, Sancho-Garnier H. (2017), Effect of cigarette smoke on gustatory sensitivity, evaluation of the deficit and of the recovery time-course after smoking cessation. Tob Induc Dis. 15:15.