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Ville en vert

Herbe à poux – Faites une bonne action !

C’est la saison de l’herbe à poux et plusieurs personnes commencent à bien le ressentir !

Vous avez pu en apprendre plus sur elle, dans l’article du mois dernier et particulièrement qu’il n’y a aucun risque à la toucher.

Arracher l’herbe à poux : un acte environnemental et social

Profitez de vos promenades et errances pour en arracher quelques-unes, car même si vous n’êtes pas personnellement allergique à l’herbe à poux, vous aiderez énormément de gens. Il faut savoir qu’au Québec, c’est une personne sur cinq qui souffre du rhume des foins, et le pollen pouvant voyager sur de grandes distances grâce aux vents, votre rayon de bonne action peut être très étendu !

Comment bien s’en débarrasser ?

Il faut l’arracher avec les racines, et si elles ne portent ni fleurs ni graines, elles peuvent être mises au compost de maison. On pourrait même appliquer la technique du compostage de surface avec celles-ci, si l’on s’assure que les racines ne puissent pas s’enraciner de nouveau, par exemple en les faisant sécher au soleil, sur une surface inerte (pierre, béton, asphalte, etc.) et une fois bien morte, la remettre ensuite sur la terre. Mais, il est préférable de mettre celles portant fleurs et graines aux ordures, car elles risquent de contaminer le compost et se reproduire encore plus facilement, ce qui réduirait à néant les efforts faits pour l’éliminer.

Lancez-vous dans cette aventure, pour le bien de tous, et même le vôtre puisque les effets bénéfiques du jardinage ne sont plus à prouver, et vous pourriez être surpris du côté zen que le désherbage procure !

Plantes indigènes

Nous voilà en été… les mesures sanitaires se relâchent, et l’engouement pour le jardinage en ville bat son plein.

Après une période grisâtre en confinement, quoi de mieux que d’ajouter un peu de vie à son jardin? Beaucoup tomberont sous le charme de ces belles plantes exotiques et tape-à-l’œil — une histoire d’amour d’un été, mais savez-vous que d’autres alternatives plus durables s’offrent à vous ? Les plantes indigènes, présentes depuis longtemps dans notre écosystème, sauront conquérir votre cœur. Retroussez vos manches, une petite exploration s’impose !

Plantes indigènes et plantes exotiques : naturalisées ou envahissantes…
La berce du Caucase est une plante envahissante. Photo ©JHenning

Les plantes indigènes poussent naturellement dans une région, c’est-à-dire sans intervention humaine. Ça peut être une plante, une fleur, un arbre ou un arbuste sauvage qui, indépendamment, y vivent déjà.

Il existe des plantes exotiques naturalisées et envahissantes. Les naturalisées ne proviennent pas de la région, mais ont réussi à s’adapter à leur nouvel environnement et s’y reproduisent naturellement en abondance. Les plantes envahissantes nuisent à l’écosystème local en modifiant sa structure, sa composition ou son fonctionnement. Par exemple, les érables de Norvège sont des espèces exotiques envahissantes qui menacent les érables à sucre indigènes sur le Mont Royal.

Des plantes pleines de vertus
L’anemone du Canada est une plante indigène. Photo ©Ryan Hodnett

Les plantes indigènes sont indispensables à la survie de notre écosystème et essentielles pour assurer notre résilience écologique.

Manque de temps et de ressources ? Pas de problème !

Grâce entre autres à leur capacité à s’autoréguler, les plantes indigènes sont en symbiose avec leur environnement. Opter pour des plantes indigènes ne pourra donc que vous aider à sauver du temps, de l’énergie et de l’argent puisqu’elles nécessitent peu d’eau, aucun engrais ou pesticide, et résistent au climat d’ici. Vous n’aurez plus qu’à admirer leur évolution sans vous fatiguer !

Une faune et une flore diversifiée pour votre cour et pour la ville

Ces chères plantes sont encore pleines de surprises ! Avec un peu de patience, vous ne tarderez pas à trouver des petits visiteurs autour de votre maison. Oiseaux et insectes se feront un plaisir d’épater la galerie tout en jouant leur rôle dans le maintien de l’écosystème local. Fournissant gîte et nourriture, les plantes indigènes sont leurs meilleures amies. Quoi de plus gratifiant que de contribuer à la survie des pollinisateurs ? Prenons par exemple l’asclépiade, une fleur trop souvent considérée comme une mauvaise herbe, mais demeurant pourtant un élément vital pour les monarques qui y pondent exclusivement leurs œufs. Voilà de quoi enrichir la faune et la flore locale. D’ailleurs, pourquoi ne pas en profiter pour faire un peu d’observation ?

Les petits conseils

Il faut savoir avant tout que nos plantes indigènes sont rustiques, résilientes et peuvent donc très bien survivre à nos conditions climatiques. Que ce soit en temps de sécheresse ou de grand froid, pas de mauvais sang à se faire pour ces petites sauvages; elles s’y adaptent en un clin d’œil.  

Et alors, comment faire pour les introduire dans nos platebandes?

Voici quelques conseils pour favoriser la biodiversité dans vos jardins :

Diversifiez les plantations

Rien de mieux que d’enrichir votre jardin de différentes variétés! En diversifiant les plantations, on réduit le risque d’avoir de petits envahisseurs qui viennent détruire ce qui a été semé. Simple et efficace! Promouvoir des abris naturels —arbres et arbustes — assurera la résilience de votre jardin.

Placez la bonne plante au bon endroit sans déséquilibrer le milieu

Effectivement, il ne faut pas mettre n’importe quelle plante n’importe où. Certaines plantes préfèrent pouvoir profiter d’un peu d’ombre alors que d’autres adorent prendre des bains de soleil, il faut donc le considérer! Aussi, ne cultiver qu’une seule variété mène à l’appauvrissement du sol. Il est donc plus dur à long terme d’entretenir de belles platebandes. Au contraire, la permaculture stabilise l’espace en la rendant autosuffisante en plus de créer une zone d’habitat pour l’humain et son potager.

Ne pas prélever les plantes indigènes dans les milieux naturels

Et non! Il est faux de croire que prendre une plante dans son habitat n’a aucun risque pour celle-ci et l’endroit où elle a été cueillie. Il est important de laisser les milieux naturels tranquilles. Si vous cherchez à vous procurer certaines plantes, rien ne vaut mieux que de faire un tour chez vos jardiniers locaux et vos épiceries! Ils sauront vous guider et vous conseiller.

Quoi prendre? Est-ce coûteux?

Comme mentionné, plusieurs plantes que nous considérons comme envahissantes font partie de notre héritage vert. Parmi celles-ci, nous avons le trèfle rouge et le plantain. Chacune a ses bénéfices! Le plantain est reconnu pour soulager les piqures de moustiques. Elles sont tellement faciles d’entretien que beaucoup ne savent plus quoi en faire. Si vous cherchez des inspirations, nous vous suggérons de consulter le livre de Ariane Paré-Le Gal! Le livre Forêt vous envoutera et réglera ces petits problèmes à l’aide de recettes. Oui! Oui! Le trèfle et bien d’autres sont comestibles! Si vous voulez amener plus de variété, le thé des bois, le thé du Labrador, la catherinette, le chicoutai, l’amélanchier, le bleuet sauvage et l’achillée millefeuille sont d’excellentes alternatives. Plusieurs d’entre elles feront aussi un magnifique couvre-sol à la place des plantes exotiques envahissantes et de l’herbe à poux, qui est responsable du rhume des foins et malheureusement indigène, donc choisissez bien!

Le mot de fin

Nous espérons que vous serez maintenant mieux armés de ces verdoyantes connaissances et pourrez appliquer ces conseils praticopratiques bénéfiques à vous-même et votre jardin.

Bon jardinage et bon été!

Sources :

Comtois, P-Y. (2015, 7 avril). Plantes de ruelles. Ruelle verte. https://ruelleverte.wordpress.com/2015/04/07/plantes-de-ruelles/

Coursol, F. (2010, 13 octobre). Indigène, exotique, naturalisée ou envahissante. Espace pour la vie. https://espacepourlavie.ca/indigene-exotique-naturalisee-ou-envahissante

Dekavie. (2020, 1 mai). PRIVILÉGIER LES PLANTES INDIGÈNES. https://www.dekavie.com/privilegier-les-plantes-indigenes/

Ecovegetal. (s.d.). DÉFINITION : QU’EST-CE QU’UNE PLANTE INDIGÈNE ? https://www.ecovegetal.com/plante-indigene-definition/

Espace pour la vie. (s.d.). Des plantes indigènes pour votre jardin. https://espacepourlavie.ca/des-plantes-indigenes-pour-votre-jardin

Espace pour la vie. (s.d.). Jardiner pour la biodiversité. https://espacepourlavie.ca/jardiner-pour-la-biodiversite

Horticulteur. (2020, 11 octobre). L’achillée millefeuille commune ou Achillea Millefolium. https://www.horticulteur.net/achillee-millefeuille/

Léveillé, J-T. (2021, 31 mai). Des plantes d’ici pour une cour plus verte. La Presse. https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2021-05-31/planete-bleue-idees-vertes/des-plantes-d-ici-pour-une-cour-plus-verte.php Pontbriand, M. (2021, 24 mai). Jardinage : faire le choix de plantes indigènes pour contribuer à la biodiversité. RADIO-CANADA. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1795585/jardinage-horticulteurs-plantes-indigenes