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Ville en vert

Publisac

Photo : ©archive Metro

Saviez-vous que chaque année, plus de 180 millions de Publisac sont distribués aux Québécoises et aux Québécois ? Ces 180 millions de sacs en plastique représentent plus de 100 000 tonnes de matières résiduelles par année. Tous ces sacs mis bout à bout suffiraient pour faire 2,5 fois le tour de la planète Terre !

Plus précisément, sur l’île de Montréal, ce sont plus de 800 000 Publisac qui sont distribués chaque semaine soit près de 42 millions par année. Selon une estimation du Service de l’environnement de la Ville de Montréal, chaque année c’est plus de 20 000 tonnes de papiers et plus de 400 tonnes de plastiques qui sont générées par ces sachets publicitaires.

Le Publisac se recyclent intégralement ! À condition de séparer les composants

Depuis 2019, les sacs des Publisac sont à 100% faits de plastique recyclé. Le papier utilisé est fabriqué à partir des copeaux de bois provenant des scieries québécoises, aucun arbre n’est abattu pour la production. Bien que le composé de matières recyclables, il demeure essentiel de séparer les différentes matières sinon celles-ci ne seront pas recyclées adéquatement.

Selon un sondage réalisé en 2019 auprès de 1 123 Montréalaises et Montréalais, 82% des répondantes et répondants ont assuré déposer leurs Publisac dans la collecte des matières recyclables et 4% ont affirmé s’en départir dans la collecte des ordures ménagères. Ce faisant, il est ainsi estimé que plus de 17 000 tonnes de matières recyclables issues des circulaires sont envoyées annuellement au centre de tri et plus de 870 tonnes de matières recyclables sont envoyées aux sites d’enfouissement.

Si vous les jeter dès réception, l’idéal reste de les refuser

En 2018, l’agglomération de la ville de Montréal a envoyé près de 160 000 tonnes de matières recyclables aux centres de tri et de ce total 11% provenaient directement des Publisac. Les coûts associés au traitement de ces 160 000 tonnes s’élevaient à 9,4M$ et le coût de leur transport à plus de 22M$.

Si vous ne consultez jamais vos circulaires et que ceux-ci se retrouvent directement dans votre recyclage, passez récupérer votre autocollant « Pas de circulaires » à l’un de nos points de service !

Sources :

Leduc, L. (2019, 5 novembre). DPJ : les enfants risquent d’être traumatisés de nouveau par le système. La Presse. https://www.lapresse.ca/actualites/2019-11-05/dpj-les-enfants-risquent-d-etre-traumatises-de-nouveau-par-le-systeme Cucchi, Maud. (2019, 2 novembre).

L’avenir du Publisac suspendu aux consultations à Montréal. Radio-Canada. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1363226/publisac-montreal-distribution-publicite-petition-consultation Longpré, P. (2019, 13 décembre).

David contre Publisac. Le Devoir. https://www.ledevoir.com/opinion/idees/569004/societe-david-contre-publisac Service à la clientèle de Publisac. (2019). Environnement. Publisac. https://jaimemonpublisac.ca/environnement/

Service de l’environnement, Ville de Montréal, Consultation publique sur le contrôle des circulaires, Document préparé pour la Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs, septembre 2019, p. 28. http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/COMMISSIONS_PERM_V2_FR/MEDIA/DOCUMENTS/DOCCONSULT_CIRCULAIRES_20190918.PDF

L’herbicyclage

Tondre la pelouse peut être une tâche laborieuse notamment lorsqu’il est question de transférer le gazon tondu dans les sacs de papier spécialement prévu à cet effet. Heureusement, il existe une technique de substitution économique, écologique et pratique et celle-ci se nomme l’herbicyclage.

L’herbicyclage est une pratique qui consiste à disséminer les résidus de tonte de pelouse au sol plutôt que de les récupérer. L’herbicyclage est simple et permet d’obtenir une pelouse durable, quoique moins esthétique. L’intérêt de l’entretien d’une pelouse durable réside notamment dans la réduction de la consommation en eau et en engrais.

Au niveau pratique, cette technique permet de sauver du temps sur l’ensachage et le ramassage du gazon tondu, l’herbicyclage diminue le temps requis pour la tonte et réduit la durée de l’entretien (arrachage de mauvaises herbes, arrosage, fertilisation).

Au niveau écologique, les rognures laissées sur place procurent un apport en minéraux notamment en azote, en phosphore et en potassium, mais également une augmentation de l’humidité favorisant une pelouse saine. Selon des études, 30% des besoins nutritifs de la pelouse pourraient être comblés par la pratique de l’herbicyclage. En effet, les résidus sont rapidement dégradés par les microorganismes présents dans le sol et lors de leur dégradation, les éléments nutritifs sont relâchés dans le sol et sont réabsorbés par la pelouse. Également, les résidus créent de l’ombrage ce qui diminue les pertes d’eau par évapotranspiration tout en facilitant l’infiltration et l’absorption d’eau dans le sol.

Finalement, sur le plan économique, cette pratique permet de réduire le volume de déchet envoyé vers les sites d’enfouissement et les frais associés.

Trucs et astuces

Afin d’effectuer une tonte de pelouse dans les règles de l’art de l’herbicyclage, voici quelques trucs et astuces :

  • Ajuster la hauteur de sa tondeuse entre 7,5 et 10 cm. Une pelouse entretenue par l’herbicyclage doit être maintenue à une hauteur d’environ 8 cm.
  • Ne pas couper plus du tiers supérieur du brin d’herbe.
  • Il est souhaitable de tondre la pelouse régulièrement afin de s’assurer que les rognures soient assez petites et pénètrent ainsi rapidement dans la pelouse. Nous éviterons ainsi d’étouffer le gazon sous des amas de rognures.
  • Évitez de laisser sur la pelouse des rognures de mauvaises herbes (tel que l’herbe à poux) en fleurs ou en graines afin d’éviter la propagation et la prolifération de l’indésirable sur votre terrain.
  • Passez le balai sur votre trottoir et votre stationnement en envoyant les résidus directement sur votre pelouse.

Une pratique similaire à celle de l’herbicyclage est l’autocompostage des résidus verts. Au même titre, que l’herbicyclage, il suffit de laisser sur place les résidus de jardins.

Sources :

L’association des producteurs de gazon du Québec (APGQ). (2021, 14 juillet). Une pratique environnementale pour une pelouse durable. http://www.pelousedurable.com/pages/herbicyclage.html

Ville de Boucherville. (2021, 14 juillet). Herbicyclage. https://boucherville.ca/residants/environnement/pelouse/herbicyclage/

FIHOQ et APGQ, Guide d’implantation et d’entretien d’une pelouse durable, feuillet synthèse, 34 p. https://quebecvert.com/medias/D1.1.14B.pdf

Lévesque, M. (2008) L’écopelouse, pour une pelouse vraiment écologique, Bertrand Dumont éditeur, Bouquins verts, 192 p.

RECYC-QUÉBEC. (2021, 14 juillet). L’herbicyclage et le feuillicyclage. https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/matieres-organiques/herbicyclage