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Ville en vert

Herbe à poux – Faites une bonne action !

C’est la saison de l’herbe à poux et plusieurs personnes commencent à bien le ressentir !

Vous avez pu en apprendre plus sur elle, dans l’article du mois dernier et particulièrement qu’il n’y a aucun risque à la toucher.

Arracher l’herbe à poux : un acte environnemental et social

Profitez de vos promenades et errances pour en arracher quelques-unes, car même si vous n’êtes pas personnellement allergique à l’herbe à poux, vous aiderez énormément de gens. Il faut savoir qu’au Québec, c’est une personne sur cinq qui souffre du rhume des foins, et le pollen pouvant voyager sur de grandes distances grâce aux vents, votre rayon de bonne action peut être très étendu !

Comment bien s’en débarrasser ?

Il faut l’arracher avec les racines, et si elles ne portent ni fleurs ni graines, elles peuvent être mises au compost de maison. On pourrait même appliquer la technique du compostage de surface avec celles-ci, si l’on s’assure que les racines ne puissent pas s’enraciner de nouveau, par exemple en les faisant sécher au soleil, sur une surface inerte (pierre, béton, asphalte, etc.) et une fois bien morte, la remettre ensuite sur la terre. Mais, il est préférable de mettre celles portant fleurs et graines aux ordures, car elles risquent de contaminer le compost et se reproduire encore plus facilement, ce qui réduirait à néant les efforts faits pour l’éliminer.

Lancez-vous dans cette aventure, pour le bien de tous, et même le vôtre puisque les effets bénéfiques du jardinage ne sont plus à prouver, et vous pourriez être surpris du côté zen que le désherbage procure !

Pourquoi la météo se trompe-t-elle souvent ?

On pourrait penser qu’en 2021, avec nos avancées scientifiques et technologiques, on sache prévoir la météo avec une fiabilité similaire à celle qui permet de prévoir les éclipses solaires, le passage des comètes et les phases de la Lune. Pourtant, on constate tous les jours que ça n’est pas le cas, alors pourquoi ?

La raison ? La nature même du phénomène que l’on essaye de prédire.

La mécanique céleste, aux échelles de temps considérés, est parfaitement prédictible et surtout parfaitement définissable. On connaît la position et la vitesse des astres, ainsi que les interactions entre elles. Par conséquent, on sait où ils vont se trouver avec des décennies, voire des siècles d’avance.

Pour la météo, dans le cas des fluctuations de l’atmosphère, on n’y arrive pas, car on ne peut pas définir les vitesses et positions de chaque particule de l’atmosphère, ni même chaque masse d’air ou chaque nuage, ni leur température, humidité et celui du sol et des océans, qui jouent également un rôle important sur la météo. Ajouté à cela l’atmosphère qui évolue selon le modèle d’un système chaotique. Bref, il y a trop de données.

Un système chaotique reste parfaitement prédictible. Le chaos n’est pas synonyme de « non-prédictibilité ». C’est juste que la prédictibilité demande une condition : celle de connaître tous les paramètres initiaux (position, vitesse, température…) de chaque particule. Chose que l’on n’a pas et que l’on n’aura jamais exactement.

En parlant des particules de l’air, même si on connaissait tous leurs paramètres, la physique quantique est par essence probabiliste : il y a une part de hasard dans chaque interaction et ça finit par se répercuter à l’échelle macroscopique, dans la position des nuages, le moment où il pleut ou la vitesse locale du vent.

Ce que ça implique, c’est que l’on peut prévoir ce qui va arriver dans les heures à venir avec une relativement bonne fiabilité : s’il fait beau maintenant, la probabilité qu’il fasse beau dans 2 heures est grande. Si une masse nuageuse très humide se déplace vers le nord à 100 km/h, on peut être sûr qu’il va pleuvoir à 100 km au nord dans une heure.

Mais le prévoir dans 3 jours est plus difficile. Notre indice de confiance, notre probabilité diminue à mesure que l’on s’aventure dans le futur. Or, pour un système chaotique, le moindre écart de mesure et la moindre incertitude finit par s’amplifier au fil des calculs et on se retrouve avec une prévision théorique qui n’a plus rien avoir avec ce que l’on observe en vrai.

Pour conclure

Si l’on est sûr à 90 % de l’évolution entre maintenant et dans 1h (h+1) et sûr à 90 % entre h+1 et h+2, alors l’indice de confiance totale est un produit de 90 % et de 90 %, donc seulement 81 % ! Appliquez ça à la chaîne sur 10 heures et la fiabilité n’est plus que de 34 % ! Bien sûr, certaines conditions météo sont plus faciles à prévoir que d’autres. C’est pourquoi la météo a parfois raison même avec 15 jours d’avance et parfois à seulement 3 jours.

Ce n’est pas la faute de Météo Média si les prévisions sont parfois fausses. C’est la faute de l’univers, dont les interactions sont trop complexes pour être connues et modélisable à l’avance.

Bonus le saviez-vous ?

La plupart des données météorologiques recueillies ne viennent pas des satellites ou des stations au sol. Un autre acteur apporte un lot énorme de données, un acteur qui traverse le ciel de notre planète de part en part, tous les jours : les avions !

En effet, beaucoup de données sont issues des sondes qui sont présentes sur le nez des avions. Depuis 2020, le nombre d’avions ayant énormément chuté à cause de la COVID-19, un gros manque de données a rendu plus difficiles les prévisions météorologiques. Bien que compensée en grande partie par les satellites, la quantité perdue n’était pas négligeable !

  • Auteur inconnue. Météorologie,

WIKIPÉDIA. https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9t%C3%A9orologie

https://www.meteosuisse.admin.ch/home/actualite/meteosuisse-blog.subpage.html/fr/data/blogs/2021/4/l_impact-de-l_absence-des-mesures-faites-par-avion.html