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Ville en vert

Des engrais verts à la volée

Pierre-Laurent Beauchamp

Les engrais verts, ça vous dit quelque chose ? Et non, ce ne sont pas des fertilisants qu’on ajoute à nos plantes, mais des plantes qu’on sème pour leurs bienfaits autant nombreux que variés. En effet, ils permettent d’enrichir le sol, contrôler les herbes indésirables, lutter contre l’érosion, attirer les insectes bénéfiques, briser le cycle d’insectes ravageurs et de maladies et conserver l’humidité du sol. Certains de ces végétaux sont même comestibles. On serait donc fou de s’en passer !

Les deux types de culture d’engrais verts
La culture « en dérobée » ou « de couverture »

Elle se fait avant ou après la culture principale. On pourra par exemple planter du sarrasin à l’automne pour préparer le potager. En effet, les racines de cette plante sont associées à des champignons mycorhiziens qui facilitent l’assimilation d’une partie du phosphore existant dans le sol. Dix à quinze jours après la germination, on coupe le feuillage rempli de minéraux et on le retourne au sol. L’avoine, la moutarde blanche, le pois et le radis fourrager, la luzerne font également partie des engrais verts les plus utilisés.

La culture intercalaire

Elle se fait en parallèle à la culture principale (par exemple, du trèfle entre des rangs de maïs). Ces engrais verts se retrouvent le long et en dessous des cultures principales. Ils agiront donc au même degré qu’un couvre-sol sans nuire à la croissance des plantes potagères. Parmi celles-ci, on recommande les légumineuses, qui permettent de fixer le niveau d’azote dans le sol, comme le pois fourrager, le seigle d’automne, le trèfle incarnat, le fenugrec, la luzerne, la féverole.

En bref :

L’idéal est de mélanger différentes variétés, chacune apportant un nutriment différent qui enrichira le sol, et ce, en limitant les défauts liés à la monoculture.

Une des combinaisons fréquemment utilisées chez les maraîchers québécois et maraîchères québécoises est celle d’avoine et de pois fourrager. L’avoine, aux racines denses et profondes, aère et augmente le taux d’humus dans le sol ; le pois fourrager a, lui, une excellente capacité à fixer l’azote dans le sol. Avoine et pois fourrager sont un duo très facile à employer car ils ont un cycle de croissance identique.

Sources :

Albert Mondor. Les engrais verts, pour un sol plus sain

https://mjardiner.com/2018/08/les-engrais-verts-pour-un-sol-plus-sain/

Consulté le 21 septembre 2021

Jardin de l’Ecoumène. Les engrais verts, une technique qui profite énormément à vos cultures !

https://www.ecoumene.com/2018/08/02/les-engrais-verts/

Consulté le 21 septembre 2021

https://dujardindansmavie.com/conseils-idees/engrais-verts-pour-le-potager/

Consulté le 21 septembre 2021

Cultiver ses champignons à l’intérieur comme à l’extérieur

Pierre-Laurent Beauchamp

La saison du jardinage tire à sa fin et il reste encore plusieurs cultures possibles, comme certains légumes racines, des verdures résistantes au froid ainsi que les champignons, dont la culture est accessible à longueur d’année ! Les champignons sont particulièrement intéressants à cultiver ce moment-ci de l’année puisque leur culture est adaptée pour l’extérieur comme pour l’intérieur.

La culture de champignon est un phénomène qui a le vent dans les voiles, avec plusieurs jeunes entreprises locales qui conçoivent et offrent des trousses de culture. Ces trousses sont composées de mycélium de champignons à l’état végétatif. Il existe plusieurs variétés à cultiver, chacune ayant leurs propres particularités de croissance. On peut donc choisir ses champignons en fonction de leur niveau de difficulté de croissance et de leur palette gustative.

Parmi les champignons les plus populaires, on retrouve : le shiitake, la strophaire rouge vin, l’hydne hérisson, le pleurote de l’orme et le pleurote bleu. Voici comme s’y prendre :

Pour la culture extérieure de vos champignons
Photo Anne Dezeter – Ville en vert
1ère étape : matériel et matériaux.

Munissez-vous d’un contenant tels qu’un pot de fleurs, un bac en plastique ou un sac en géotextile. Il est aussi possible de faire la culture directement à partir du sol. Ensuite, trouvez vos matériaux, vous pouvez utiliser de la paille, du bois raméal fragmenté (BRF) ou du paillis.  Évitez l’utilisation de matériaux faits en conifère, car ils possèdent des propriétés antifongiques qui nuiraient à la culture des champignons. Finalement, procurez-vous une trousse de culture de votre champignon préféré.

2ème étape : méthode de culture.

Pour amorcer la culture, il suffit de vous inspirer de la conception d’une lasagne. Au fond de votre contenant, déposez de 2,5 à 5 cm du matériau sélectionné (paille, BRF, paillis); puis, coupez en petits morceaux votre mycélium de champignons que vous disperserez sur la couche de matériaux. Répéter à nouveau jusqu’à l’obtention d’une épaisseur totale de 15 à 30 cm. La période de culture s’étend généralement d’avril à septembre, les champignons préférant des températures entre 15 et 30°C.

3ème étape : arrosage et entretien.

C’est bien connu, les champignons poussent dans des milieux humides. Il vous faudra donc recréer des conditions similaires en arrosant le mycélium fréquemment, tout en évitant les surplus d’eau. Placez votre contenant à un endroit ombragé ou mi-ombragé, afin qu’il ne s’assèche pas trop rapidement.

4ème étape : temps des récoltes.

Après quelques semaines, vous verrez des filaments de mycélium se former sur votre substrat, indiquant que vous êtes sur la bonne voie. Ce n’est qu’un mois après l’ensemencement que vous pourrez avoir vos premières récoltes. Pour ce faire, il suffit de couper au niveau du pied des champignons, afin que le mycélium soit conservé dans le substrat, permettant ainsi de prolonger le temps de récolte.

Pour la culture intérieure de vos champignons
1ère étape : matériels et matériaux.

Munissez-vous d’une trousse de culture de champignons et d’un contenant comme un pot de fleurs, d’un bac en plastique, etc. Percez des trous au fond de votre contenant afin d’éviter que l’eau ne s’y accumule. Ensuite, trouvez vos matériaux (paille, BRF, paillis ou terreau).

2ème étape : méthode de culture.  

Placez au fond du contenant 5 cm de substrat, ajoutez-y le mycélium, recouvrez-le légèrement, arrosez, et recouvrez le contenant partiellement afin de garder un bon taux d’humidité, tout en permettant au CO2 des champignons de s’échapper. Arroser légèrement le mycélium pour s’assurer qu’il demeure humide et récoltez lorsqu’ils sont prêts.

Bref, il n’y a que quelques étapes à respecter pour réussir la culture des champignons. Certains champignons possèdent des spécificités de cultures que le fournisseur vous précisera dans les instructions de la trousse.  

N’hésitez pas à tenter ce nouveau défi à n’importe quel moment de l’année !

Sources :

Les urbainculteurs. Culture en trousse. https://urbainculteurs.org/conseils-horticoles/champignons/. (Consulté le 26 août 2021)

La mycoboutique. Culture intérieur et extérieur. https://www.mycoboutique.com/fr/documents/culture. (Consulté le 26 août 2021)

La boîte à champignons. La culture de champignons : principe et techniques. https://www.laboiteachampignons.com/accueil/la-culture-des-champignons/. (Consulté le 26 août 2021)