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PBDE : des produits chimiques dans les meubles?!

pbde retardateur flamme
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Les PBDE servent à rendre ignifuges (c’est-à-dire moins inflammables, résistants au feu) divers produits de consommation. Ces produits sont des molécules contenant habituellement du chlore ou du brome. Lorsqu’ils sont chauffés, ils libèrent des produits (radicaux halogénés) qui permettent d’étouffer les flammes et donc d’empêcher leur propagation.  

Les produits ignifuges sont ajoutés à certains plastiques, à de l’équipement électrique et électronique, à des meubles rembourrés, à des textiles non destinés aux vêtements et à des produits en mousse. Dans ces produits, ils se libèrent lentement, de manière continue : lors de leur fabrication, de leur utilisation et après leur élimination. Ils deviennent alors une cause de maladies respiratoires chroniques chez les pompiers, et de nombreuses problématiques de santé.

Pourquoi utiliser ces produits chimiques dans nos meubles? 

Le rembourrage des canapés et matelas, sauf indication contraire, est fabriqué de mousse polyuréthane. Le polyuréthane est un dérivé du pétrole et donc hautement inflammable. Les canapés et matelas représentent la première source de combustible dans une maison. Pour réduire l’inflammabilité des meubles coussinées lors de l’exposition à des flammes, la règlementation de l’État de Californie, soit la plus sévère, est utilisée partout en Amérique du Nord. Cette règlementation requiert une résistance de la mousse à une exposition de 12 secondes à la flamme d’un briquet. 

La solution la plus économique pour les fabricants est de recourir à l’utilisation de produits chimiques retardateurs de flammes dans des produits pétroliers (comme la mousse polyuréthane). Ces produits sont cependant nocifs pour l’environnement et l’humain. Les PBDE (polybromodiphényléthers), produits les plus utilisés comme ignifugeants, s’accumulent dans les êtres vivants et seraient responsables de : 

  • Une baisse de la fertilité 
  • Une réduction du quotient intellectuel 
  • Des troubles d’hyperactivité 
  • Le cancer chez les rats 

On a retiré du marché le pentaPBDE (version de ces produits qui a été le plus couramment utilisée) lorsqu’on s’est rendu compte qu’il s’accumulait dans le corps. Le problème, c’est que les autres PBDE ont tendance à se décomposer en pentaPBDE puis persister dans l’environnement. L’ameublement tend à relâcher ces retardateurs de flammes dans la maison avec le temps. C’est dans la poussière que ces PBDE se retrouvent ; ne laissez pas bébé trainer dans la poussière et tentez de garder les surfaces exemptes de poussière lorsqu’il y rampe ! 

Ces produits permettent-ils d’éviter des incendies supplémentaires ? La question doit se poser, puisque la fumée qui s’en échappe contient bon nombre de produits chimiques toxiques et tue les victimes d’incendies bien avant les flammes. Cette même fumée est également une cause de maladies respiratoires chroniques chez les pompiers. 

Comment éviter ces produits chimiques? 

Il existe des solutions saines comme l’utilisation de produits naturels comme la laine et le latex pour la fabrication des matelas et canapés. Ces solutions sont un peu plus couteuses. Toutefois, leur durée de vie est plus longue. 

Lorsque vous changez votre ameublement, exigez du fabricant une déclaration certifiant l’absence de produit halogéné. Certains fabricants, comme OBASAN ou IKEA, ont retiré ces retardateurs de flammes de leurs produits. La première option est d’éviter les produits à base de pétrole et d’opter pour une solution plus durable et saine. 


Ressources :

Sel de déglaçage: écologique ou pas ?

sel déglaçage

À Montréal, 150 000 tonnes de chlorure de sodium, communément appelé “sel”, sont utilisées en moyenne chaque année pour déglacer routes et trottoirs. Une fois épandu au sol, le sel dissout fait passer la température de congélation de l’eau de 0 °C à -12 °C, et élimine ainsi les surfaces glissantes quand le mercure passe sous la barre du zéro…  

Quel est l’impact du sel de déglaçage sur notre environnement ? 

On remarque avec la fonte des neiges au printemps et avec le ruissèlement de la pluie que le sel se retrouve dans les cours d’eau de surfaces et les nappes souterraines. L’épandage répété crée une accumulation de sel dans les écosystèmes impactant négativement les organismes vivants.  

  • Premièrement, le sel limite l’accès à l’eau des racines des plantes ce qui les assèche et diminue leur croissance.  
  • Deuxièmement, lorsque le sel est séché sur la route, on remarque au passage des voitures, que de fines particules de sel se déposent sur les bourgeons ce qui a pour effet de bloquer leur développement.  
  • Troisièmement, une forte concentration de sel perturbe le cycle vital d’oxygénation des lacs à proximité des routes au printemps. En effet, les organismes vivants au fond des cours d’eau ont besoin de l’échange d’oxygène entre l’eau en surface et l’eau profonde. Or, la présence de sel augmente la densité de l’eau. Cette eau salée plus lourde s’accumule au fond et ne remonte pas à la surface au moment où l’eau froide chargée d’oxygène de la fonte des glaces est censée descendre et la remplacer.  

Les effets du sel sur la nature ne sont donc pas négligeables !  

Solutions possibles pour limiter votre impact

(et garder votre entrée sèche et sécuritaire !)

Tout d’abord, assurez-vous que l’aménagement de votre logement ne favorise pas la formation de glace dans les aires de circulation en réorientant notamment les sorties des gouttières. Ensuite, la solution la plus efficace et la plus simple est… de déneiger à la pelle dès qu’il y a une précipitation de neige ! Et ce, afin d’éviter la formation de glace.

Si ce n’est pas possible, vous pouvez opter pour des solutions augmentant l’adhérence à la glace. Pour cela, remplacez le sel par des graines d’oiseaux et du marc de café, qui sont des adhésifs efficaces. Une autre solution, plutôt destinée aux autos, est l’utilisation d’abrasifs tels que le sable ou le gravier qui offrent une bonne traction sur la glace. 

Si l’utilisation du sel de déglaçage est inévitable, nous suggérons un produit coloré afin d’éviter une application excessive. Il est important de l’épandre juste avant une averse de neige, d’enlever et de récupérer le superflu et finalement, de surveiller les indicateurs de température du produit, car attention, plusieurs sels ne fonctionnent pas lorsque la température est très froide.    

N’oubliez pas, la formation de glace et sa fonte est un cycle naturel qui joue un rôle à part entière dans le fonctionnement de nos écosystèmes alors asseyons de lutter contre les glissades sans lutter contre l’environnement ! 


 Références: