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Ville en vert

Herbe à poux : la reconnaître et la contrôler

On croise d’innombrables espèces de plantes durant nos balades à pied ; mais sommes-nous capables de les identifier ? La plupart du temps, la réponse est non. L’article qui suit vous éclairera au sujet d’une plante très commune en ville, mais qui, malgré son joli look, constitue un enjeu de santé publique. Zoom sur l’herbe à poux.


L’herbe à poux est une plante envahissante indigène très commune au Québec. Au moment de sa floraison, de la mi-juillet à septembre, elle libère son pollen, qui participe grandement au fameux rhume des foins.

En effet, l’herbe à poux est responsable de 75% des allergies estivales et coûte annuellement plus de 240 millions $ au système de santé québécois.

Sécrétions nasales, picotements dans les yeux, crises d’asthme, mais aussi troubles du sommeil et de concentration ; les conséquences de l’herbe à poux sont bien réelles et nécessitent que nous fassions tout en notre pouvoir pour la reconnaître et l’éradiquer.

Comment reconnaître l’herbe à poux ?

L’herbe à poux croît dans des endroits ensoleillés et dans les sols pauvres et compacts, ou encore dans des parcelles fortement concentrées en sels. Il n’est pas rare de l’apercevoir dans des lieux hostiles à d’autres plantes : bordures de trottoirs, terre-plein, sols à nu, terrains vagues, remblais, etc.

Cependant, l’herbe à poux tend à disparaître lorsqu’elle a de la concurrence ; planter d’autres végétaux – trèfle, gazon, sarrasin – peut donc s’avérer être une excellente stratégie pour se débarrasser de cette espèce envahissante.

L’herbe à poux est identifiable par son feuillage découpé et sa tige légèrement duveteuse. En août, elle entre dans sa période de floraison ; il est primordial d’arracher l’herbe à poux avant qu’elle ne commence à fleurir. Cette illustration permet de comprendre les phases de croissances de l’herbe à poux et faciliter son identification :

Source : CIUSSS-MCQ


Attention! L’herbe à poux peut être confondue à tort avec de la carotte sauvage et avec l’armoise vulgaire. Le dessous des feuilles de l’armoise vulgaire sera blanc.

Herbe à poux. Source: Ville de Québec

Armoise vulgaire. Source: La Lorien

Carotte sauvage. Source: Iriis phytoprotection

La plupart du temps, l’herbe à poux sera groupée en colonie. Il est plutôt rare de voir un plan d’herbe à poux seul.

Herbe à poux ou herbe à puce ?

Leurs deux noms communs portent à confusion, mais ces deux plantes ont des effets néfastes complètement différents ; alors que l’herbe à puce – identifiable par ses trois feuilles pleines – provoque des irritations cutanées sévères au toucher, l’herbe à poux affecte uniquement les poumons et peut être manipulée à mains nues. L’herbe à puce pourra être repérée sur des sols sablonneux, pierreux ou rocailleux, ainsi que dans les clairières, à la lisière des bois et le long des routes. L’herbe à puce est extrêmement rare en ville. L’image à droite illustre la différence entre ces deux plantes.

herbe à puce vs. herbe à poux. Source: CIUSSS-MCQ

Comment se débarrasser de l’herbe à poux?

-Arrachage à la main : Cette technique nécessite beaucoup de patience. Irène Mayer, une Montréalaise retraitée s’étant donné pour mission d’arracher le plus de plants d’herbe à poux possible durant sa retraite, conseille la méthode «3×3: OUT». Cela consiste à faire trois arrachages par année, trois années de suite. Notons que l’herbe à poux est une plante annuelle dont les semences peuvent vivre dans le sol jusqu’à 40 ans ; lors de l’arrachage, il est donc crucial de jeter les plants d’herbe à poux aux poubelles plutôt que dans le compost, où elles risquent de survivre et d’être redistribuées dans d’autre jardin.

-Tonte fréquente : Pour les infestations d’herbe à poux recouvrant une grande surface, il est recommandé d’effectuer une tonte fréquente des plants afin de s’assurer qu’ils ne fleurissent pas. Cependant, tondre les plants ne les tuera pas.

-Utilisation de paillis ou de gravier : Au printemps, il est possible de recouvrir la zone infestée de paillis ou de gravier dont les morceaux mesurent moins de 7 mm, ou encore, pendant l’été, recouvrir une zone qui vient d’être arrachée.

– Aménagement de plantes vivaces : La méthode la plus jolie et durable reste cependant de planter des vivaces sur la parcelle infestée ; les vivaces entreront en compétition avec l’herbe à poux, qui risque de se garder une petite gêne ! Trèfle, gazon, sarrasin, mais aussi chicoutai, amélanchier et thé du Labrador sont des candidats de choix !

Vous disposez maintenant de tous les outils pour vous débarrasser de l’herbe à poux et participer à rendre nos milieux plus respirables. Bon arrachage !

Sources :